L’exposition sous forme de parcours mémoriel, artistique et scientifique qu’est À visage humain s’inscrit dans une suite d’initiatives du centre de recherche CERVO visant à doter le territoire de la Capitale-Nationale ainsi que son milieu scientifique, culturel et communautaire, d’un projet rassembleur qui allie savoirs, arts, mémoires et santé mentale, cela sous le chapeau de l’innovation. Ses initiatives doivent non seulement se placer au cœur du centre de recherches qu’est CERVO, en valorisant ses espaces publics, mais aussi rejoindre le territoire de la Capitale- Nationale. À visage humain représente la première étape de cette série d’initiatives qui prend pour point de départ CERVO et l’Institut universitaire de santé mentale de Québec (IUSMQ). Par cette première action, CERVO répond à sa mission citoyenne et au rôle social qu’il doit jouer comme institution vouée au développement et au partage de la connaissance dans le champ de la santé mentale. De cette façon, il agit sur la déstigmatisation des personnes et de leurs milieux.
À visage humain comprend trois segments majeurs et deux salles adjacentes. L’une de ces deux salles rassemble des œuvres élaborées au sein du programme Vincent et moi et issues de sa riche collection. Contribuer à la santé mentale et au rétablissement par l’art fait partie de l’une des missions de l’IUSMQ. Partenaire de CERVO pour l’initiative, Vincent et moi occupe une place significative dans le parcours. La deuxième salle rend aussi honneur à Vincent et moi puisque d’autres œuvres, aussi de la collection, tableaux et dessins de visages multiples, témoignent de la vivacité de la création des artistes mais aussi donnent tout son sens à la thématique du parcours. Ces visages font écho à ceux de la photographie d’archives qui fut retenue pour rappeler la mémoire de la collectivité de l’ancien hôpital, soignant.es, soigné.es, religieuses, ouvrier.ères, scientifiques, qui ont occupé les lieux des décennies durant. Chacun de ces visages nous interpellent. C’est par la rencontre de ces visages que s’amorce la déstigmatisation des personnes et des lieux.
La mémoire au cœur de l’institut (segment 1), Passeurs de rêves 1 (segment 2) et Capteurs de lumières (segment 3) s’intègrent au parcours en tant qu’œuvre globale intégrative.


